DE MANNEQUIN À NUTRITIONNISTE : DÉCOUVREZ LE PARCOURS D’AGNÈS


Souffrais-tu de stigmatisation à l’école parce que tu étais très mince? Jeune, on m’appelait l’asperge ou encore l’échalote, j’ai toujours été la grande mince de la classe. Cela a affecté ma confiance en moi, car j’aimais la mode depuis mon enfance. J’aimais m’habiller et mettre des talons, mais je me sentais mal à l’aise, car on me répétait que j’étais déjà assez grande. J’ai commencé à me sentir plus à l’aise quand je suis devenue mannequin à l’adolescence.  L’engouement récent pour le mouvement «Health at Every Size» (la santé, peu importe le poids) m’a fait du bien. On vise le bien-être, l’acceptation de son corps, quelle que soit sa taille. Pourtant, j’avoue ma déception quand j’ai constaté que les corps naturellement très minces comme le mien n’étaient pas inclus dans le mouvement, alors qu’on les associait plutôt à l’anorexie. On sait que la prévalence des troubles alimentaires et la pression mentale est élevée dans ce milieu, en as-tu souffert?  Je n’ai pas eu de troubles alimentaires officiellement, mais j’ai vécu une période plus fragile à 18 ans. J’étais alors en Europe et je subissais beaucoup de pression. L’agence contrôlait une grande partie de ma vie : mon poids, la quantité de sport que je pouvais faire (puisqu’on me considérait comme trop musclée), ma façon de m’habiller, de me maquiller et même la manière dont je devais me présenter. Je ne prenais plus vraiment de décisions importantes. Par chance, je poursuivais mes études à distance en faisant mon cégep en sciences de la nature, ce qui m’a grandement aidée à garder les deux pieds sur terre et à conserver un certain sentiment de contrôle.

Agnès Ouradou poursuit un rêve façonné dès l’adolescence: défiler sur les passerelles du monde entier. Commençant sa carrière à 14 ans dans une agence de Drummondville, elle décroche des contrats à Paris, Milan et Berlin à seulement 18 ans. En parallèle, elle cultive une autre aspiration: devenir nutritionniste. Entre pression professionnelle et compétitivité, elle livre un regard -honnête sur l’industrie de la mode et l’importance de préserver sa santé physique et mentale.

Lisez la suite de mon article pour découvrir le parcours inspirant d’Agnès : 

 
Mon côté compétitif et déterminé peut parfois devenir obsessionnel. Cela s’est traduit par une préoccupation excessive pour mon poids. Je suis descendue à 49 kg, soit 108 lb pour une taille de 1,80 m (5 pi 11 po), ce qui correspond à un IMC de 15. J’ai frôlé l’anorexie, mais j’ai réussi à reculer avant d’affecter gravement ma santé et de réellement tomber dans un trouble alimentaire. Je me suis alors débarrassée de ma balance, et encore aujourd’hui, je n’en ai pas à la maison.  En parallèle, tu termines tes études en nutrition. Est-ce que ce milieu a affecté ta relation avec les aliments et ton corps?  Ma mère le craignait, mais au contraire cela m’a aidée. En comprenant qu’il fallait un excès de 3500 calories pour prendre une livre ainsi que les longues heures d’étude assise devant l’ordinateur à grignoter m’ont fait réaliser que mon poids était stable, donc ma peur de prendre du poids s’est envolée. La distance du milieu compétitif de la mode m’a aussi fait du bien.


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